Maman géhenne

Azile

Je suis suspendu aux cris des montagnes par les yeux
J'aimerais cleurier mais ça fait trop mal

Les cumulus s'accumulent sous les paupières
Sont quittés les rochers sûrs, et les ravins, et les sentiers battus de pierres
Et alors la pression s'accumule qu'elle décroître devrait
Pas exister ou aimer la vie alors où la vinasse abuse
Coupable !
Sentir des expériences la reconnaissance et des bonheurs passés
Aimer aimer rien l'humanité qu'un peu
Coupable ! Coupable !
Aimer ces Autres qui abandolissent, jugent, déprecipicent

Brûler brûler un peu pour ressentir encore le chaud des abysses

Ça s'accumule auprès des Autres
Ça monte, au fond de la gorge
Ça crie tout seul sans le vouloir et ça décumule
Ça apauvrit, ça accable, ça isole bizarre paumé
Qui crée le vide

Vouloir tuer les secondes qui passent qui éloigent de la mort
Tuer le tartare, réunir les apatrides
Abattre les arbres qui encomblent et enlassent l'être soi
Répaulâtrer le monde pour s'excuser d'être là
Ne pas suppurer le poids d'une existence qui devrait être enrichérie
Arracher l'herbe et les prés et l'idole, les cabanes et les immeubles
Cracher sur les enfants, brûler la terre meuble

K.O.
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