Le monde ne dort pas

Mykola Istyn

Grygoriy le philosophe, entends-moi : le monde ne dort pas !
Maїdan ressemble à une poêle brûlante.
Les pneus en feu crépitent.
La foule coule dans les rues comme de la lave volcanique.
Les rebelles battent les tambours, ou plutôt les barriques.
Non pas dans l’eau mais dans le sang sont lavées les mains des bourreaux.
Les corrupteurs perdent leurs couronnes.
Les hetmans perfides montrent les talons.

Et puis, la guerre.
Deux fronts adversaires.
Et on voit sortir les balles et on entend des explosions de la part de la pseudo-culture envahissante.
Les bottes de l’occupant écrasent l’impératif de Kant.

Oh, est-ce vrai que toutes nos victimes et nos prouesses c’était pour changer le groupement des oligarques par d’autres oligarques
et pour remplir l’Europe par les « ostarbeiters » volontaires.

Mon Ukraine a une vision du monde différente.
La liberté, c’est ton butin.
Le pays des poésies
Améliore ton destin.

Les lois d’actualité qui délimitent la vérité sont des fondements pour le nouvel ordre d’un monde,
non au contenu de seconde main mais le monde du nextmodernisme.

Nos autres mondes ont raison de rayonner dans le ciel du cosmisme avec les soleils des autres valeurs,
d’élever l’Ukraine jusqu’aux espaces cosmiques, aux étoiles des idées et leurs galactiques.

Tes hivers froids passés debout au Maїdan
et les tableaux écrits rouge sur blanc par les blessures sous les pansements
seront vains jusqu’à ce que le pays ait changé sa vision du monde ordinaire
pour les mondes brillants nextmodernes.
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