Iodée

Velia Ferracini

Sel,     dévorant mes lèvres
déchirées d'être loin
de toi.

Crachats de mer,
les embruns me déchirent
de leurs lames de verre,
et sur mon corps désir
laissent une saveur de fer
face à ton goût de feu.

J'aimerais mordre en toi,
que tout se torde en moi ;
Je ne fais que me heurter
à ces vagues anoraks
et je flotte en leurs seins,
cassée par le roulis.


Elles m'assèchent, m'incendient,
je crois que j'asphyxie,
je crie pour tes caresses
et le vent me répond
de son bruit de néant.
FacebookPDF