Exil

Eva Marzi

Je tends mon bras
À bout de main
un château d’eau
l’amer d’un rocher

Souvenirs, je vous perds
dans les eaux stridentes, acides
comme d’autres perdent
clefs, routes

Alors je recueille ma solitude
dans la main pressentie
et rame avec force
sur le papier gaufré
de la mer ionienne
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