Vie nouvelle

Amanda Spierings

Un à un ils partent tous, ils s’en vont,
Me laissent gésir dans ma nouvelle demeure.
Chalet de bois aux sobres dimensions,
Statue de pierre au sommet de mon cœur.

Trois roses rouges au pied d’un Jésus-Christ
Et de l’encens qui fume peut-être encore.
Quelques visites, chaque année, quelques cris
Qui s’adressent moins à mon âme qu’à mon corps.

Un bail à vie avec deux conditions :
Tout résident doit garder le silence
Et ne jamais sortir de la maison.

Et puis un jour, plus aucun visiteur.
Je ne sentirai plus leurs regards denses.
Me rejoindront. Tombes fraîches. Chacun son heure.
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