Trouba

Raf

La vie au vent, au vent la vie, mes envies à vau-l'eau et le sel de mes folies. C'est de cette manière que je compte commencer, sans conter fleurette, en fleuve me muer. Qui dit que l'essence d'une texture est sa consistance ? Pas la moindre idée. Je n'écoute que mes sens, au toucher je sens tout. Sentiment d'impuissance au sujet du réel, je vous le donne en mille, il n'existe qu'en substance, sans vraie présence si ce n'est celle de l'esprit.

Oui, l'idée plie la matière à la manière d'une motte de beurre ou d'une barre de fer chauffée à fleur, effilant et forgeant la finesse de la lame. Et la question demeure, où voudrais-je en venir ? Mais nulle part mon ami, juste poésie de trottoir et catin de mots, le sujet n'est existant qu'au-delà de mes maux, pour la névrose de la touche et le pli de ta bouche.

Le ciel est en haut, peu m'importe sa couleur car je la ferai mentir en excellent tricheur. Extatique cet essai, si tu ne le vois pas, lis-le d'une traite et enfin tu sauras que je te traite en esthète sans traîtrise ni mensonge, la technique en question me fut soufflée par un songe. Songe d'une nuit d'été, je te le donne en cent, l'onirique est roi quand il y consent, je suis bien conscient que je fais des merveilles quand je suis inconscient, non ?

En trois lettres bien stylées,
j'ai nommé l'excellence ou la fulgurance,
j'ai nommé le troubadour ou le joueur de tours,
l'air et le vent, l'homme-enfant,
puis je signe avec délice sans détour...
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