Souvent

Apolline Fellay

Qu’a-t-on donc foutu ?


Le vent,
il semble glisser de chaque côté du globe sur un futon de soufre en esquivant les gros blocs kystiques,
ces artefacts douteux qui ne se rétractent pas à son passage,
si ce n’est pour une fraction de souffrances
drastiques.


Souvent
dehors ça souffle par-dessus les êtres. Et tandis que certains perpètrent domination sur domination, l’évidence du naturel se révèle à nous de nature toujours plus relative.
Il faut que la tradition des hêtres se perpétue avant que ne s’essouffle le dedans du dehors et que ne s’estompe l’impulsion de la vie.


La fragilité de l’existence,
cette constante danse dans les creux de nos intellects, a une propension à prendre des proportions immenses
d’egos qui s’explosent

La fragilité qu’on impose au monde
on la pose devant une pente imminente. Serait-ce dans l’attente qu’elle roule et s’écrase à nos pieds ?

La fragilité concrète,
révèle un monde tronqué.
Œuvre d’un rondeau sur lequel seuls les aveugles et avares aiment danser.

Elles sécrètent
l’envie de crier.
Les cris les plus sincères s’avèrent souvent les plus silencieux
les plus écorchés
étouffés dans leurs racines.

discrète
est
la mer
et son regard sans haine





Qu’a-t-on donc foutu ?
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