Pendant que bruissent les songes aux interstices de nos nuits

Leïla Dorsaz

au Magicien d’Oz

La nuit se dépèce en gerçures de lumière. Ton ombre – à peine conquise sous mes parterres de lune morcelée. Des tessons d’étoiles me font éclore.

Je dénombrais mes désillusions de feu, cratères désordonnés qui ont ébouillanté mes terreurs, me
conduisirent à toi…
Dans l’or-dinaire jaillit le précieux de ton être.

On bafouille des artifices, prêts à bondir de nos poitrines pour ensevelir la
nuit

– La fonte de nos étoiles
En un bouillant tumulte
Vers nos rivages intimes

Métallurgie des cœurs, méta-
Lueurs
Pour embraser nos propres
Peurs

(qui clignotent éhontément
sous la paupière fébrile)

Ta paume funambule,
Subtil
Contre-poids de lumière
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