Pâstiche I

Christian Ciocca

Quand j’ai vu l’oiseau noir, corneille familière
Se poser sur le toit d’une locomotive
J’ai songé aux présages, aux offrandes votives
Aux statues renversées enrubannées de lierre

Mais les murmures du temps se sont tant affaiblis
Des signes abandonnés aux lendemains de fêtes
Que les oiseaux maudits piétinent dans nos têtes
Y picorant les miettes de nos rêves amoindris

Résistant au courant des lignes électriques
Volatiles messagers dont les ailes symétriques
Ont trop brouillé le ciel de pirouettes insignes

Ce ne sont plus alors que silhouettes obscures
Traits hachurés sur cuivre peu dignes d’une gravure
Pauvres taches dispersées erratiques et bénignes
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