Miribel bord de Rhône

Bertrand Caron

Petite gare en bas triste d'être emmurée
Le silence de l'eau coule dans son canal
Pas très loin de ton quai quand le train tout en râle
Réveille ; usant ses freins le rail pour s'arrêter.

Tout petit bout de Rhône tu as perdu grand sire
Petit frère en canal te cherche bien au loin
Entre vous le grand parc et ses rivages lointains
Garnements séparés, creusés pour l'adoucir

Tu es nichée au fil de l'eau
Comme un radeau et sur ton dos
La Dombes en trombe bien écrasante
Plombe de son ombre si reposante
Le fier éclair de ses étangs
Carpes et brochets parfois pesants
On redescend du Mas riller
Voir la Madone, son escalier

La grande mairie bâtisse charnelle de Miribel
Garde la ville tout en longueur près de l'école
juxtaposée ; gardienne du temple tu es son môle
Massive maison qui administre sa clientèle.

J'ai vécu là pas trop longtemps
Hasard de vie et sentiments
J'étais plus jeune et mes enfants
Mais je n'oublie pas tout ce temps
Que j'ai passé virevoltant
Sur mon vélo ou bien courant
Dans ma maison, mon lotissement
Dans ta grand rue pendant trois ans.
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