Le train

Nicolas Mauron

Les fenêtres saignent comme mon cœur.
Bruit incessant qui remplit mon cerveau,
Ombres fascinantes qui me poussent au mutisme,
Beauté farouche qui sans cesse m’échappe.

Le train continue sa route,
A mi-chemin vers nulle part.
Et me laisse seul.
Au bord de la voie, je pleure.

Les passagers au gros nez,
Ricanent de mon malheur.
Je vois leurs longues dents
S’entrechoquer dans un fandango macabre.

Mon esprit, chaotique.
Mes pieds nus, mouillés.
Le cliquetis de la pluie...
- Noir.
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