Des couvertures défraîchies

Hadrien May

Des couvertures défraîchies s’échappaient des effluves d’huile parfumée, chinoise ou peut-être turque, des odeurs lourdes et rondes de bordels de bordure de casernes, suintant le stupre et l’exotisme, au nom trompeur, l’Isla Club ou le Copacabana, fondus dans des paysages de périphérie pluvieuse de bourgs enlaidis par des plans directeurs hasardeux, ratifiés par de petits fonctionnaires ou des conseillers de milice et qui revêtent, parfois, des cravates grises et luisantes ou blanc cassé sur d’amples chemises noires de coton synthétique, comme lors des fêtes de village ou des premières communions.
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