Défaite des formes

Vincent Annen

La ville s’épanche, interminable
transfert déguisé de dédales et de reins, le temps se bande et finit
par céder au rose pâle de midi.
Soleil au zénith, horrible bout de gras en quête
de repos qui féconde les rares fous puis
les dévore.

Les angles droits en durcissement, il y a
défaite des formes, de celles qui n’ont
pas de nom,
on clame le dégoût des puanteurs
et l’irrespect des kystes.

Seul, il pense que
si la ville crève et évacue les sangs
innocents qui clapotent en ses trous,
peut-être ne
pleurera-t-il
pas du tout.

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