Cendrées

Sandy Maillard

L’air austère
Comme sa robe
Trop serrée
D’ailleurs
Elle l’empêche de respirer
Son amante
Ailleurs
Sa prunelle brune et verte
Perdue
Entre son front et sa gorge nouée
Une broche dorée
Perdue elle aussi peut-être
Dans ses ébats passés avec cette femme
Ses petits yeux enfoncés
Par les pleurs
Désormais
Sont vides
Au-dessous de ses sourcils affligés
Et son nez
Acculé plus culminant
Au centre d’un visage rongé
A cause de son amertume
Ses lèvres depuis longtemps
N’embrassent plus
L’ouverture entre elles
S’est refermée
Ses jambes aussi
Misérables
Ces femmes qui se sont quittées
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