14 juin

Sandy Maillard

Un jour les femmes* pensaient
Que le féminisme, c’était

Devenir un autre homme
Avec moins de testostérone
Turgescente position
En vainqueur des nations
La veste de costard plomb
Sur la jupe crayon
Le chignon tiré sec
Le verre de blanc cul sec

Et l’argent, ce bourgeois
Gentilhomme toujours roi
Dans ses poches capitales
Listes bleues sans morale
A se frotter la panse
Comme les hommes elles pensent

Au fond rien n’a changé
Elles sont toujours violées
Dans les bars agressées
Dans la rue harcelées
Parce que le changement
Ne vient pas en faisant
Les mêmes gestes les mêmes mots
Sur un autre tempo

Dans un monde meilleur
Cet idéal ailleurs
Le féminisme aurait
Sans prier s’il vous plaît
Déchu la mâle gloriole
Libéré la parole

Rendu l’égalité
A ces femmes opprimées
Et le genre déconstruit
Et leurs sexes insoumis
Leurs corps émancipés
Leurs amours délivrées
Elles vivraient comme elles veulent
Fières d’ouvrir leur gueule

D'Être, de vivre, d'exister
Dans toute leur humanité
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