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Khalid El Morabethi

En fait, c’est ça la vérité. Il était toujours là. Son sourire. Son regard. Sa voix grave. Son ce n’est pas grave. Il était contre ma naissance, mais pour ma survie. Je suis contre sa création, mais j’ai besoin de lui.

La vie est belle et la haine comme remède. C’est lui qui parle. Parfois ça se prend avec du café. Parfois, l’assiette est vide et ça se prend avec du café.

Je connais ma voix. Mon expiration est normale sauf cette trempette.

Parfois, je me demande si avant j’étais dans le ventre de la haine et ce n’est pas une personnification.

Je connais ma voix. Ma respiration est normale sauf ce son qui sort à la fin.

Idiot. Je connais mon plat idiopathique. Je mange, mange mort normalement et les fleurs poussent sur mes poumons accompagnées d’une sauce à l’orange sanguine et aux raisins.

Tuer qui ? C’est moi qui parle. Suis-je en train d’imiter mes gestes et apprendre ? Suis-je en train d’imiter mes gestes et apprendre à parler ? Suis-je en train d’imiter ses applaudissements et apprendre à comprendre que c’est intéressant.

C’est lui qui parle. Idiot. Je mange normalement. Je mange lentement.

Tu es fou. Tu hésites à comprendre. Tu as le choix. Tu enfonces quelques branches et tu t’approches.

J’ai un œil au milieu de son triangle ou en forme de mon triangle quand je zoome dans la gorge. Je n’ai pas de bouche, mais c’est la vie.

La vie est belle. Un jour, tu vas dire «puisque je sais la vérité» C’est lui qui parle. Et un jour, tu vas dire « qu'est-ce que cela signifie ? » et un jour, tu vas dire « j’ai une tête de cheval, j’improvise ».

En réalité, ce qu’il va m’offrir est un grand projet.

C’est nouveau est possible. Tu vois. Je vois. Oui. Ça se prend avec du café et parfois l’assiette est vide.

Le projet. C’est lui qui parle. Le bonheur n’est pas contre moi. Le ciel dans les yeux et parfois l’assiette est vide.
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