Aux marins rêveurs

Luc Bovard

Terreau me porte,
rêve m'emporte

Sève de mes boulots,
débourrée dans mes voiles

le creux revient, s'élève,
émoi jamais ne s'achève

Ennui profond m'engourdit,
veine du rêve me sourit

Et la promesse
des heures de liesse

Amiral sur les flots,
de l'onde du monde

secousse emplie,
vaste tendresse

et puis l'ivresse
de la prouesse

Au loin là-haut
tournez matelots.
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