Fribourg
, le 
01 October 2013

La littérature pour tous, tous pour la littérature!

"Spectrum", l'un des magazines de l'Université de Fribourg, s'est intéressé à L'Épître en octobre 2013, alors que la revue existait depuis une année déjà. 

 

Matthieu Corpataux a 20 ans et il a commencé ses études à l'Université de Fribourg l'année passée. Pourtant, il a déjà lancé sa propre revue littéraire en ligne... qui commence à avoir du succès. Entre une interview dans le quotidien fribourgeois "La Liberté" et une soirée lecture organisée au Café du Tunnel le 3 octobre prochain, le "journal fribourgeois de la petite littérature très courte" ne manque pas de projets. Interview de son fondateur.

 

D'où t'es venue l'idée de créer une revue littéraire?

Matthieu Corpataux: Au collège. On avait parlé des revues littéraires surréalistes d'André Breton, etc... et je me suis demandé si c'était possible de lancer un équivalent à une échelle fribourgeoise. Je voulais créer une revue où absolument tout le monde, y compris moi-même, pouvait publier ses textes. En Suisse, nous sommes très pauvres en revues littéraires. J'en ai trouvé quelques-unes. Genève, mais elles sont relativement élitistes, ne permettant qu'aux écrivains confirmés de publier. C'est pourquoi j'ai voulu créer quelque chose de plus libre. La revue a été lancée en ligne pour éviter des frais d'impression, qui sont toujours importants.

 

Comment t'y es-tu pris pour lancer l'Épître?

Le jour où j'ai appris que j'avais passé mon Baccalauréat (à savoir en juin 2012, ndlr.), j'ai commencé les démarches pour mettre le journal en place: j'ai envoyé des lettres à certains de mes profs, à des écrivains que je connais, et à toutes les personnes susceptibles de pouvoir m'aider. Beaucoup m'ont répondu positivement et les autres m'ont donné des contacts qui pourraient apporter leur pierre à l'édifice. Un de mes amis, Guillaume Hess, s'est occupé de tous les aspects web et graphiques: il m'a créé un site et un logo. Le site a ouvert le premier janvier 2013. Je n'avais pas d'ambition spéciale en lançant l'Épître, mais maintenant notre travail porte ses fruits et c'est fabuleux!

 

Justement, comment tout cela fonctionne?

Tous les dimanches, je mets les nouveaux écrits en ligne. Je m'occupe de réceptionner les textes et je fais un premier tri. Ensuite, je les envoie à deux autres "critiques" qui les relisent et font leurs commentaires. On décide ensemble si on peut les publier et s'il y a des modifications à faire. Ensuite, je poste les textes sélectionnés. C'est génial parce que tout fonctionne sur une base bénévole. Cela prend beaucoup de temps mais des gens s'engagent quand même dans ce projet. On est des amateurs, mais on tente au maximum d'agir comme des professionnels. 

 

Quelles sont les prochaines actualités de l'Épître?

Dans un premier temps, il y a le concours organisé en collaboration avec l'Université. Lucas Giossi, assistant diplômé dans le Département de français, m'a contacté suite à l'interview parue au sujet de l'Épître dans La Liberté (voir LL du 27.02.2013, ndlr.) et m'a proposé de collaborer avec l'Université de Fribourg. Pour commencer, nous avons organisé un concours: 12 textes parus sur le site ont été soumis à des professeurs de littérature de l'Uni qui les ont jugés. Trois prix seront remis à la rentrée, le 16 septembre prochain, lors de la présentation du Département de français. Ensuite, le Tunnel m'a contacté pour organiser une soirée lecture, qui aura lieu le 3 octobre. Je lirai des textes publiés dans l'Épître. C'est vraiment génial que les choses se passent comme ça, je n'aurais jamais imaginé que mon journal suscite autant d'intérêt!

 

Audrey Molliet

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